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 Jeudi 16 octobre 

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Fabienne Verdier,

peindre l’instant 

Fabienne Verdier a passé dix ans en Chine, à l’écart du monde, pour se former auprès d’un maître calligraphe avant de revenir en France fonder son atelier. Immergée dans la tradition taoïste de la calligraphie, elle y a appris à concevoir la ligne et la forme comme des abstractions vivantes. Pour Verdier, la nature et le paysage deviennent une source inépuisable, une voix que l’on « écoute » afin de saisir l’esprit intentionnel qui anime l’environnement naturel. Son ambition est d’insuffler ces expériences dans la qualité même de ses lignes et de ses formes.

 

Elle affirme que l’abstraction qui jaillit dans ses oeuvres monumentales n’a rien d’accidentel : ses gestes amples, ses traces fluides naissent d’une intuition maîtrisée, solidement ancrée dans l’instant présent. Ces idées prennent corps dans le documentaire réalisé par Mark Kidel en 2012, où le spectateur découvre l’artiste dans son atelier et tout au long du processus de création de ses oeuvres. Elle dessine sans relâche — une nécessité, selon elle, pour ressentir la puissance du paysage et en traduire l’intériorité.

 

Grâce à un grand pinceau suspendu, elle peut peindre à grande échelle et donner à ses toiles épaisseur et profondeur. De l’inspiration des maîtres flamands à son voyage sur la côte norvégienne, il subsiste des dessins où la ligne, audacieuse et assurée, tisse un dialogue inattendu entre spiritualité, tradition chinoise et paysages âpres des fjords. Les références à la peinture orientale y affleurent, mais pour mieux s’en affranchir : la ligne, dense et incisive, révèle la rudesse des montagnes désertiques. Là où Verdier pose sa plume épaisse, aucun ton ne vient adoucir la force du trait.

Un film réalisé par Mark Kidel

Année : 2012 

Durée : 52’

Pays : France 

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