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 Jeudi 20 novembre 

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Caillebotte, héros discret

de l’impressionnisme 

Le film revient en détail sur les tableaux majeurs de l’artiste, en explorant leur construction visuelle. Avec leurs jeux de plans, de cadrages audacieux et de profondeurs inattendues, ses oeuvres semblent préfigurer le langage cinématographique. Des toiles comme Les Raboteurs de parquet , Jeune homme à la fenêtre , Le Déjeuner ou encore Le Pont de l’Europe illustrent cette vision moderne et novatrice. La bande sonore, signée Clémence Ducreux, mêle des sons volontairement dissonants qui reflètent l’esprit inventif de l’artiste et du documentaire.

 

Le film alterne prises de vue rapprochées sur les empâtements du pinceau, jeux de lumière vibrants et images d’archives en noir et blanc montrant le Paris du XIXᵉ siècle, alors en pleine mutation. À cette époque, la capitale, encore insalubre et sombre, est bouleversée par les grands travaux d’Haussmann : ruelles étroites et bâtiments vétustes disparaissent pour laisser place à de larges boulevards et de nouveaux immeubles. C’est dans ce contexte de transformation que Caillebotte grandit, entre le parc Monceau et la gare Saint-Lazare, dans une famille bourgeoise. Après des études de droit interrompues par la guerre de 1870 et la Commune, il se tourne définitivement vers la peinture et entre aux Beaux-Arts. Le documentaire retrace ainsi son parcours : d’abord marqué par son milieu familial et la période troublée qu’il traverse, puis orienté vers la couleur et la lumière, si chères aux impressionnistes, dont il deviendra un ardent mécène. Son soutien indéfectible à Monet, Renoir ou encore Degas se double d’une quête personnelle où chaque toile révèle déjà une esthétique proche de l’image en mouvement. 

Un film réalisé par Lise Baron

Année : 2024

Durée : 55’

Pays : France 

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